mercredi 4 mars 2009

Intervention à la Maison de retraite - 1

Séance du jeudi 26 février de 14h à 17h

Participants : Résidents de la Maison de retraite de Clamecy
EHPAD Dr Boudard
Mme Christiane Rozette, animatrice
M. Hervé Mestron, écrivain

Objectifs : Faire appel aux souvenirs des résidents sur le thème "Lavoirs et Lavandières" pour ensuite entamer un travail d'écriture mêlant souvenirs et nouvelles idées...

Les résidents, entourés par l'animatrice et M. Mestron, partagent leurs souvenirs avec le reste du groupe, et participent activement au débat lancé par Mme Rosette.

Qu'a changé la machine à laver dans vos vies ?
Quand les premières machines sont-elles arrivées ?
Certains disent qu'elles seraient apparues entre les années 1950-1960, d'autres racontent qu'ils ont eu accès à ce produit bien plus tard, dans les années 1970.

Beaucoup de souvenirs ressurgissent : par exemple, une résidente nous raconte qu'elle lavait son linge dans le Beuvron, mais qu'elle avait peur d'y aller quand il y avait beaucoup de courant...

Pour certaines personnes, la machine à laver représente la plus belle invention jamais créée : elle a marqué la fin d'une époque laborieuse et symbolise un gain de temps considérable.

Le lavage du linge à la main était un travail physique très pénible, les grosses pièces comme les draps étant très difficiles à entretenir. Cependant, dans les campagnes, l'achat d'une machine à laver restait exceptionnel. L'eau et l'électricité n'étaient pasencore à la portée de tout le monde.
Les membres du groupe discutent ensuite sur le fait que le moment où les femmes allaient laver le linge au lavoir était le temps privilégié des "Nouvelles du Pays" (naissances, disputes, ragots, médisances...) et précisent qu'il n'était pas courant pour un homme de se rendre au lavoir.

"C'était le bon temps ", déclarent unanimement les résidents.
Le groupe oriente ensuite sa discussion sur le thème de la lessive : de quoi était-elle faite ?

De savon de suif, d'eau, et de cristaux de soude répondent les personnes âgées.
De savon de Marseille, précisent d'autres.
D'autres encore parlent d'une boule de bleu qui servait à blanchir le linge.

Puis ils en arrivent à parler du séchage du linge et nous apprenons alors que le linge était généralement séché sur un fil à linge, ou sur des haies...

S'ensuit la question du lavage du linge pendant la guerre : était-il vrai que les allemands se lavaient dans les lavoirs? Oui, disent les résidents.
Une ancienne teinturière, alors présente dans le groupe raconte qu'elle était contrainte de laver le linge des Allemands occupant alors la France et que son magasin était réquisitionné.
La première intervention s'achève sur le sujet des repas, de ce que pouvaient manger les lavandières rentrant du lavoir.
"On faisait ce qu'on pouvait" rétorquent-elles.
Le plus souvent, le repas était pris rapidement, les lavandières devant retourner achever leur lessive.

M. Mestron propose aux résidents de réfléchir sur un travail d'écriture à effectuer lors de la prochaine intervention de l'écrivain.

Les résidents ont le choix de rédiger un souvenir personnel de l'époque des lavandières, d'établir le menu d'une lavandière ou de retrouver des paroles de chansons sur le thème des Lavoirs et des Lavandières.



A SUIVRE...

Contes avec Patricia Aguera

Patricia Aguera Mercredi 25 février

à la Médiathèque François Mitterrand

Contes
sur le thème

"Mémoires de l'eau"
avec Patricia
Aguera

de l'Association L'Ilôt Livres
pour le plus grand plaisir des enfants et des adultes.















L'Yonne Républicaine

Journal du Centre

lundi 23 février 2009

Atelier d'écriture 11 - Ecole Claude Tillier

Séance du jeudi 20 février
de 14h à 16h

Participants : Elèves de la classe de CM2
de l'école Claude Tillier à Clamecy
Mme Nathalie Boudy, enseignante
M. Hervé Mestron, écrivain

Objectifs : Revenir rapidement sur le travail de la semaine dernière (« Lettres au maire ») en vérifiant qu’elles ont bien été rédigées sur traitement de texte.
Produire un nouvel écrit intitulé par M. Mestron :
« Le lavoir et le violon »

Sur le même principe que l’intervention précédente, l’écrivain fait écouter aux élèves le même morceau de musique classique composé d’un solo de violon de J.S. Bach, et souhaite vérifier si la musique a la même influence sur cette classe.
Les élèves ont alors pour consigne de rédiger un texte selon l’inspiration procurée par cette écoute.

L’écrivain demande ensuite leur avis sur l’ambiance instaurée par le morceau de musique.
Certains sont parvenus à écrire, à être davantage inspirés qu’à l’ordinaire. Inconsciemment la musique leur a donné un rythme d’écriture qui les « emportait ».
D’autres n’ont pas été inspirés par le violon, et se justifient d’ailleurs par le fait que le son du violon ne leur est pas agréable, ou que le morceau est trop triste…

Les élèves lisent ensuite leur travail devant le reste de la classe : la musique leur a inspiré la tristesse que pouvaient ressentir les lavandières en effectuant leur travail, d’autres ont axé leurs idées sur un duel entre le lavoir et le violon, établissant un rapport de force entre les deux en les personnifiant…

Comme pour les autres classes, M. Mestron invite les élèves à lui faire parvenir leurs écrits (« Lettres au maire » / « Le lavoir et le violon ») et leur explique le but de tout ceci : constituer un livre contenant les écrits de toutes les personnes ayant participé au projet « Mémoires de l’eau » à l’échelle départementale.
L’écrivain termine son intervention en répondant aux questions des élèves et précise qu’il gardera contact avec la classe pour connaître l’avancement du travail donné.